Lauric Jacomet, Artiste Peintre

Posté dans : interview 0
Lauric Jacomet en train de peindre

L’interview s’est effectuée via Zoom comme nous étions

encore en confinement.

Sa peinture m’a interpellé de par ses effets de lumière,

ses œuvres qui offrent une immersion en forêt m’ont

propulsé en pleine nature,

entre douceur et puissance, tempérance et vivacité.

Lauric est née à Bordeau en 1992. Après avoir vadrouillé ces dernières années, Lauric s’est reconnecté à ses racines en déposant ses valises à Bordeau. Il vit à la campagne, entouré d’arbres, de ses animaux et de bonnes ondes. Trois mots pourraient caractériser son enfance : La nature, le rêve et la forêt.

A travers ses peintures Lauric reproduit entre autres des souvenirs émanant de ses rêves. Pour cela, ses carnets ne sont jamais très loin. Il y couche ses songes, ses idées, des réflexions philosophiques. Ce sont ses équipiers créatifs dont il se sert pour réaliser ses œuvres.

Cet artiste chérit la période de la petite enfance, celle où l’innocence, la candeur et la féerie prennent toute la place.

Pour Lauric, le monde imaginaire, la poésie sont des ingrédients essentiels à sa créativité.


 

Comment l’art est-il arrivé dans votre vie ?
La pratique de l’art est entrée dans ma vie à mes 25 printemps. Celle-ci a été animée par l’envie d’exprimer des choses à travers la peinture et notamment en peignant des paysages.

Au départ j’ai débuté en m’essayant à la reproduction mais cela ne me convenait pas. Après une pause créative de quelques mois, l’inspiration pointe le bout de son nez en janvier 2020. J’ai pu mettre en peinture un souvenir marécageux, ce tableau fut aussi un déclic, un instant qui me conforta dans cette voix

Que signifie pour vous, être un artiste ?
Un artiste c’est un créateur. Il peut utiliser toutes formes d’expression. C’est aussi « l’art de bien faire » tout en proposant une forme de singularité dans le travail artistique.

 

Pourriez-vous me décrire votre caractère ?
Je suis un homme d’apparence calme, mais parfois je suis un faux calme, je peux aussi être anxieux, avoir le cerveau qui tourne à 1000 à l’heure.
C’est très ambivalent

J’ai conservé mon âme d’enfant qui me permet de jouir des petits plaisirs de la vie, d’entretenir l’espoir. J’ai plutôt tendance à voir le côté positif des choses, le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide.

Comment avez-vous découvert l’aquarelle ?
Je suis tombée par hasard sur les peintures de Roland Palmaerts, j’ai été très touché par ses œuvres. C’est comme s’il peignait mes rêves. L’atmosphère très onirique m’a transpercé. J’ai pu me dire que cette matière me permettrait sans doute d’exprimer mon art.

L’aquarelle permet de créer des effets très particuliers, j’adore sa transparence, son côté instable. Elle ne ne peut pas toujours être maitrisée, je suis obligée de lâcher prise.

Quel est votre processus artistique ?
J’utilise mes carnets, mes idées, la nature pour puiser de l’inspiration. Je pratique également le travail spontané en m’inspirant de la beauté d’un paysage qui se dandine sous mes yeux.

Parfois certaines peintures sont douloureuses à créer, c’est sans doute lié à ma forte exigence. J’ai remarqué que lorsque j’arrivais à lâcher prise lorsque je n’attendais pas de résultats trop précis mon travail était meilleur.

C’est tout un art de trouver l’équilibre entre le lâcher-prise et la maîtrise.

Avez-vous une couleur préférée ?
C’est difficile à dire car je les aime toutes autant. Ce qui compte pour moi c’est de réussir le mariage entre les couleurs.

 

Quel est votre atelier préféré ?
La nature, la forêt. J’aime également les lieux abandonnés, les châteaux, les ruines. J’y trouve une ambiance particulière qui m’inspire.

Comment définirez-vous-la spiritualité ?  Pensez-vous qu’elle a sa place dans la création ?
La spiritualité pourrait se définir par l’ensemble de mes croyances, ma manière de percevoir la vie. 
Sans spiritualité je n’aurai sans doute pas besoin de créer. Cela me parait indissociable.

J’ai l’impression que vous questionnez le rapport entre l’homme et la nature, c’est un sujet qui vous anime ?

Sensibiliser l’homme à la nature est en effet un sujet qui me questionne beaucoup. Lorsque je vois l’état de nos forêts par exemple. Si mon art peut sensibiliser à la beauté de la nature et à sa fragilité alors ce serait chouette.  J’ai envie de montrer à quel point c’est beau, j’essaye de passer cette force de la nature à travers mes œuvres.

 

 

La place de la lumière est très importante dans vos œuvres, comment expliquez-vous-cela ?
Sans doute que la lumière représente pour moi un symbole de liberté de vie, de paix. C’est essentiel et donc cela se retranscrit dans mes toiles.

Est-ce que les confinements ont eu un impact sur vos créations ?

J’ai l’impression en tout cas que le covid permet de faire bouger le marché de l’art, cela a pu faire bouger quelques représentations. Ce n’est pas toujours facile de faire comprendre qu’Artiste est un métier à part entière.

J’ai été ému de voir l’entraide entre les artistes et les mouvements associatifs qui ont permis de nous élever.

Lors de cette pandémie, j’ai été plutôt créatif. Cela a été pour moi une grande période de changement qui m’a permis aussi de trouver une forme de liberté épanouissante.


Sous le chapeau de l’artiste

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L’idée de réaliser des objectifs, d’accomplir des choses, d’avoir des projets.

Qu’est-ce qui vous permet de maintenir votre homéostasie ?
J’ai 4 piliers qui m’aident à maintenir ou réguler mon équilibre.  Mon corps, mes émotions, ma santé mentale et mes interactions sociales en privilégiant les personnes faiseuses de bien-être.

Voilà c’est simple (dit-il avec amusement), je dois juste être à l’écoute de ces 4 colonnes, je les ajuste quand il le faut, c’est un travail constant.

En tant qu’amoureux de la forêt quel est votre arbre préféré ?
Le chêne, il est majestueux, beau et robuste, il m’inspire la paix et la sagesse.

Quel est votre plat préféré ?
Ah ce n’est pas facile mais je dirai les plats asiatiques, les sushis et makis.

Quel est votre dessert préféré ?
C’est comme les couleurs c’est impossible à définir, cela dépendra de la saison et de mon humeur.

Une œuvre qui vous anime par-dessus tout ?
Je suis fan de cet artiste Russe Ilya Ibriaev, il peint la cime des arbres avec une lumière incroyable.

 

Qu’est-ce qui vous fait sourire, vous met en joie ?
L’humour naïf des enfants, leur innocence et leur joie à s’émerveiller des petites choses.

Qu’est-ce qui vous agace au plus haut point ?
Les profiteurs, manipulateurs en tous genres. Ceux, celles, qui abusent de leurs pouvoirs, qui vous manquent de respect.

Si vous pouviez être quelqu’un d’autre le temps d’une journée ?
Je serai Thomas Pesquet pour vivre une journée la tête dans les étoiles…

C’est fantastique ce qu’il fait.

Avez-vous quelque chose à ajouter ?
Aimez-vous, comprenez-vous ! Observons notre environnement, et répandons l’amour pour faire prospérer la paix.


 

Retrouvez  Lauric Jacomet sur les réseaux sociaux :

Istagram : @lauricjacomet

Facebookhttps://www.facebook.com/lorik.gonzalez

Exposition à venir : Salle du château à Emyet (24500)

RETROUVEZ-MOI
SUR LES RESEAUX

© 2020 Fannie Gadbin. All rights reserved

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *